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1° Partie: Idée de programme
Introduction
On le voit chaque jour qui passe, le capitalisme crée des conditions de vie de plus en plus insupportables pour chacun d'entre nous:
- Les salaires sont très bas, à cause du dumping social (moins les salaires sont hauts, plus le pays attire d'entreprises).
- L'enseignement est au rabais, avec l'éjection des « moins bons », de plus en plus jeune, dans des filières professionnelles pauvres en enseignements, ainsi qu'une privatisation
rampante des universités qui ne laisseront qu'aux riches son accès.
- L'écologie se dégrade dangereusement, sans mesures réelles pour y faire face, à cause du dumping écologique (moins il y a de normes écologiques, plus le pays attire d'entreprises).
- Le chômage apparaît comme un fléau insurmontable, alors qu'il est voulu afin de faire pression sur les salaires (si tu n'acceptes pas ce travail ou ce salaire, il y en a d'autres qui
attendent...)
- Les services publiques sont en voie de disparition:
- à cause des exonérations de charges sociales patronales (c'est à dire que les capitalistes se voient le privilège de ne pas cotiser pour l'intérêt général...)
-mais aussi à cause du dumping fiscal (moins les impôts sur les bénéfices ou sur les hauts revenus sont élevés, plus le pays attire d'entreprises ou de riches personnes)
-à cause des bas salaires, mais aussi du chômage, car dans ce cas, il y a moins de cotisations sociales qui rentrent...
Ce qui a pour conséquence la destruction du système de santé gratuite, mais aussi du système de retraite
- La démocratie n'est que très partielle:
- L' assemblée nationale n'est pas élue à la proportionnelle, créant un non respect de la représentation de la population.
- Le sénat est élu au suffrage indirect
- Le président de la République concentre d'énormes pouvoirs
- La population élit ses hommes/femmes politiques sur la base d'un discours. Si ceux/celles ci ne respectent pas leurs promesses, la population n'a aucun moyen pour les destituer (hormis une
révolution!).
- La direction des entreprises n'est pas élue par les travailleurs, mais est choisie par une poignée de gros actionnaires.
Cette démocratie n’est que partielle, puisqu’elle n’est que politique, avec une faible marge d’action sur l’économie, qui est, elle, de l’ordre de la dictature, puisque des seigneurs
(capitalistes) non élus décident de l’économie mondiale comme bon leur semble, sorte d’absolutisme économique.
Les gouvernements n’ont qu’une faible marge de décision. Par exemple, si un pays décide l’augmentation des salaires, des taxes sur les bénéfices, des normes écologiques, etc… c’est aux
capitalistes que reviennent le dernier mot puisqu’ils délocalisent dans un pays moins contraignant, créant ainsi un dumping social (baisse des salaires pour attirer les entreprises), dumping
écologique, et dumping fiscal…
A travers la planète, le capitalisme continue à faire des ravages : pénurie et augmentation du prix des matières premières, réchauffement climatique, pollution, chaos social,
famines et multiplication des conflits armés.
Ce système capitaliste, de compétition, individualiste, inégalitaire, n'assure le bien être que d'une infime minorité. Face à ce système, nous en opposons un autre, de coopération, de
solidarité, d'égalité, pour le bien être de tous: le socialisme. Parce que nos vies valent plus que leurs profits!
Un exemple de programme possible:
CH1: La démocratie
Démocratie économique
1.1/ Les travailleurs élisent la direction de leur entreprise, en assemblée générale. Cette direction est révocable à tout moment, c'est à dire qu'elle peut être destituée à la majorité des
travailleurs, afin d'élire une nouvelle direction.
1.2/ La direction (du local au global) de chaque service et entreprise publique est élue et révocable par la population.
Démocratie politique (applicable à la dimension économique)
1.3/ Toute assemblée (hormis les assemblées générales) est obligatoirement: élue à la proportionnelle intégrale par suffrage direct, et révocable, par la population concernée. Les assemblées
proposent, amendent et votent.
1.4/ Tout conseil est: élu à la proportionnel intégral par suffrage direct, et révocable, par l'assemblée concernée. Les conseils prennent les décisions courantes, définies par l'assemblée,
et proposent aux assemblées.
1.5/ Tout-e élu-e gagne le revenu correspondant à la grille des salaires décidée par la population (grille des salaires => voir point 2.8)
1.6/ L'élaboration et l'adoption d'une constitution, d'une réforme constitutionnelle, de la répartition des compétences, d'un budget, d'une loi, ne peut se faire sans un débat et une
approbation par la majorité de l'ensemble des assemblées générales concernées. (référendums permanents avec débats permanents)
1.7/ La révocabilité des assemblées est assurée par un vote systématique à chaque convocation des assemblées générales. Cette convocation doit avoir lieu au moins une fois par trimestre.
1.8/ La révocabilité des conseils est assurée par un vote systématique à chaque séance de l'assemblée correspondante.
1.9/. Une assemblée générale (AG) peut être, entre autre:
une AG de village/ de quartier de ville (où tou-te-s les habitant-e-s du village/ de quartier de ville sont convié-e-s)
une AG d'entreprise/ secteur d'entreprise (où tou-te-s les employé-e-s de l'entreprise/ du secteur d'entreprise sont convié-e-s).
une AG d'université/ de secteur universitaire (où tou-te-s les étudiant-e-se de l'université/ du secteur universitaire sont convié-e-s)
une AG de lycée/ de secteur lycéen (où tou-te-s les lycéen-ne-s du lycée/ du secteur lycéen sont convié-e-s)
1.10/. Tout-e citoyen-ne (personne majeure de 16 ans vivant sur le territoire) est convié-e à l'assemblée générale qui le-la concerne (par rapport au lieu d'habitation ou/et d'activité).
1.11/ Tout citoyen, tout parti, toute association, tout syndicat, peut faire des propositions de textes et d'amendements sur le sujet concerné, qui seront débattues d'abord, et votées
ensuite, par toutes les assemblées générales concernées. Seuls les citoyens ayant participé aux débats pourront prendre part aux votes.
CH2: Économie et social
Nationalisations
2.1/ Nationalisations, sans rachat, ni indemnité, des grandes entreprises.
2.2/ Nationalisations de toutes sociétés privées œuvrant au service public et toutes entreprises connexes (prestataires et fournisseurs) :
Transport (terre, air, mer)
Communication (médias, téléphone, internet, distribution du courrier)
Énergie et eau (production, distribution)
Recyclage (collecte, tri, redistribution)
Enseignement (écoles, collèges, lycées, universités, recherche, centres de formation professionnels)
Culture (bibliothèques, médiathèques, théâtres, salles de concerts, de la conception à la distribution du film, du livre, de la musique, de la scène)
2.3/ Après la série des grandes nationalisations, une libre concurrence sera laissée et encadrée. Ces entreprises pourront être nationalisées à la demande. Cette mesure étant provisoire, elle
pourra être supprimée dès que la population le souhaitera. L'objectif finale étant la création d'entreprises sous le contrôle de la population, signifiant la fin de la propriété privée des
moyens de production.
Le travail
2.4/ Chaque personne a le droit au travail. Ainsi, chaque personne demandant un emploi doit pouvoir y accéder, sinon, il lui sera versé le revenu minimum de la grille des salaires décidée par
la population (grille des salaires => voir point 2.8).
2.5/ Diminution du temps de travail jusqu'à résorption du chômage. Passage à 32h hebdomadaire, puis moins par la suite si cela est nécessaire.
2.6/ Une fois le chômage résorbé, les gains de productivité entraîne une baisse du temps de travail nécessaire. Ce progrès doit être partagé entre tous et non détourné au profit de
quelques-uns.
2.7/ La diminution du temps de travail ne peut en aucun cas être accompagnée d'une diminution du salaire mensuel.
2.8/ Les salaires sont déterminés par la population , avec un revenu minimum (1500€ net, par exemple), mais aussi un revenu maximum (4500€ net, toujours en exemple). Une grille des salaire
est régulièrement mise à jour par la population au travers des assemblées générales.
Partage du travail désafecté:
2.9/ Automatisations, quand cela est possible, des emplois délaissés (travail à la chaîne, manutention, par exemple)
2.10/ Les emplois délaissés et qui ne peuvent être automatisés sont partagés équitablement entre tou-te-s
La retraite:
2.11/ La retraite est fixée à 55 ans pour tou-te-s et sans exception. Le montant de la retraite ne peut être inférieur au revenu minimum de la grille des salaires décidée par la population
(grille des salaires => voir point 2.8).
La formation
2.12/ Chaque personne a le droit à la formation: l'enseignement est gratuit et non sélectif.
2.13/ Allocation d'étude égale au revenu minimum de la grille des salaires décidée par la population (grille des salaires => voir point 2.8).
2.14/ Gratuité du logement étudiant
2.15/ Formation possible tout au long de sa vie active, en conservant son salaire.
CH3: Écologie
Énergie et eau
4.1/ Sortie du nucléaire et utilisation uniquement d’énergies renouvelables:
4.2/ Gestion démocratique de l’énergie et de l’eau, sous un service public.
4.3/ Interdiction des ampoules à filaments et généralisation des ampoules économes en énergie
Transports
4.4/ Gestion démocratique des transports, sous un service publique
4.5/ Développement des transports en commun, gratuits, non polluants.
4.6/ Développement du ferroutage et de la voie d'eau associé à une interdiction de longues distances routières pour les camions.
4.7/ Développement des véhicules individuels non polluants (voitures électriques, recherche sur la pile à combustible).
4.8/ Suppression des lignes aériennes sur les trajets ou il y a le train, avec généralisation des trajets directs.
Nature et verdure
4.9/ Dans les villes de + de 30.000 habitants:
- Interdiction des voitures dans la ville associée à un système de location gratuite en périphérie.
- Création de « quartiers verts-piétons » où la verdure serait réimplantée en lieu et place des routes.
- Conservation des routes autour des quartiers pour les transports en commun, les urgences, les livreurs.
4.10/ Établissement d'une limite d'exploitation de matières premières en fonction du temps que la Terre a besoin pour la créer.
4.11/ Maintien et restauration de la nature, par la délimitation des zones d'activités afin de restaurer la nature en dehors de ces zones.
Agriculture
4.12/ Gestion démocratique de l'agriculture sous un service public
4.13/ Interdiction des OGM (sauf pour recherches scientifiques comme la médecine, sous serres, et déclarés)
4.14/ Généralisation de la culture bio
Bâtiment
4.15/ Instauration de normes écologiques dans le bâtiment pour les nouvelles constructions, et programme de restauration pour les anciens bâtiments:
- Fixation d'une norme d'isolation: 30 kwh/m²/an
- Généralisation des maisons bioclimatiques et passives
- Bâtiment auto-suffisant en besoins énergétiques, sur la base d'énergie renouvelables (panneaux solaires, éolien, géothermie, chauffe-eau solaire)
Recyclage
4.16/ Tendre à un recyclage à 100% des déchets recyclables (au lieu de 20% aujourd’hui) , compostage compris (récupération des déchets naturels transformés en engrais bio)
CH4: Droit au logement
3.1/ Chaque personne a le droit au logement
3.2/ Création d’un service public du logement avec création massive de logements sociaux (par la réquisition des logements locatifs privés).
3.3/ Réquisition des logements locatifs privés.
3.4/ Droit de propriété privée uniquement pour la résidence principale.
3.5/ Réquisition des résidences secondaires à la mort des propriétaires.
3.6/ Établissement d'un loyer au mettre carré en fonction des charges et de l'investissement nécessaire pour la rénovation et l'agrandissement du parc locatif, répartis entre tous les
locataires, en fonction des ressources de la personne/famille, et de la taille de la famille.
CH5: Égalité homme-femme
5.1/ Égalité des congés maternité et paternité
5.2/ Égalité des salaires
5.3/ Égalité d'accès à l'emploi
5.4/ Accueil gratuit des enfants: création d’un service public de la petite enfance, création massive de crèches.
5.5/ Généralisation des services gratuits ménagers (service publique) dans la mesure du possible (exemple: pressing gratuit)
5.6/ Création d’une loi cadre contre les violences faites aux femmes
5.7/ Interdiction de la publicité sexiste
5.8/ Inclusion dans les programmes de l'éducation nationale des apports du féminisme
5.9/ Contraception libre et gratuite
5.10/ Mise en place d'une éducation non sexiste
- révision de la langue française : féminisation des mots qui ne le sont pas, nouvelle règle remplaçant "le masculin l'emporte sur le féminin" (exemple: "les filles et les garçons sont
allé-e-s")
- mise en place d'émissions visant à populariser l'éducation non sexiste
CH6: Égalité en droits, quelle que soit l'orientation sexuelle
2° Partie: Réforme ou révolution?
Pourquoi vouloir une révolution, alors que le réformisme est une solution bien plus facile? Il suffirait de glisser un bulletin de vote de temps à autre, et de laisser faire les
« professionnels » de la politique.
Oui mais voilà, à plusieurs reprises, les « socialistes » ont été porté au pouvoir, et le capitalisme n'a pas disparu pour autant? En admettant même que les socialistes-réformistes
puissent être sincères, il n'est pas possible d'améliorer les conditions de vie par réformes successives. Je prendrai un seul exemple pour illustrer mon propos: les socialistes décident
d'augmenter les salaires, la conséquence est que des entreprises délocalisent dans des pays à moindre coût, augmentant ainsi le chômage... Et la plupart du temps, les avancées sociales ont
été arrachées par les travailleurs en grève, comme en 1936, où les premiers congés payés ont été obtenues, alors que cela ne faisait pas partie du programme du Front populaire porté au
pouvoir peu avant. Les capitalistes ayant eu peur de tout perdre, ont beaucoup « laché »!
Le capitalisme est un système, tout comme l'était le féodalisme ou l'esclavagisme. « L'esclavage n'a pas été aboli par des réformes. La monarchie absolutiste de l'Ancien Régime n'a pas
été aboli petit à petit » (E.Mandel) et comme tout système, un changement nécessite une révolution. Une révolution, par définition, signifie le passage d'un système à un autre (cette
révolution peut être scientifique, sociale, politique ...). Si nous sommes révolutionnaires, ce n'est pas par plaisir, mais plutôt par lucidité.
« Si l'on croit que le capitalisme est une nuisance qui, malgré ses performances incontestables, déclenche périodiquement des catastrophes de plus en plus graves -guerres, crises
économiques, fascisme, catastrophes écologiques- si l'on croit que cette nuisance doit être éliminée pour assurer le bien être permanent de tous et de toutes pour éviter une rechute de
l'humanité dans la barbarie, voire une disparition physique du genre humain, alors il faut souhaiter la révolution et oeuvrer patiemment à la rendre victorieuse. Il n'y a pas d'autre moyen
d'en finir avec le régime capitaliste » (E.Mandel)
Le capitalisme possède ses contradictions internes (dumping social, fiscal et écologique) qui le conduiront à sa perte, et sa chute verra l’avènement du socialisme. L’une des contradictions
les plus importantes est que la concurrence pousse les capitalistes a baisser les coûts de production, et que pour cela, ils automatisent, remplaçant ainsi les travailleurs. La société va
ainsi vers une société entièrement automatisée (caisses automatiques, robots serveurs dans les cafés, etc…) dans un avenir plus ou moins proche. Ainsi, c’est une « société de travail
sans travailleur » qui se profile. Les capitalistes détiendraient le capital, et les travailleurs ne pourraient pas vendre leur force de travail, et n’auraient donc pas de revenu. Une
immense capacité de production sans consommation. Ce système n’est pas viable ! Bien avant, le système montrera ses limites dans une crise sans précédent, les travailleurs auront alors
des conditions de vie insupportables (créées par le dumping social et autres) qui les pousseront à la révolte.
« Les révolutions ne sont pas artificiellement déclenchées par de méchants révolutionnaires. Elles éclatent, comme de véritables forces de la nature, lorsque les contradictions
économiques, sociales, et/ou politiques sont devenues incompressibles et incontrôlables par les tenants du pouvoir » E.Mandel
Tant qu’un travailleur a de quoi survivre, quelque chose à quoi se rattacher, il ne recherche pas d’alternative par peur de l’inconnu. Mais quand les conditions de vie deviennent
insupportables, les travailleurs sont alors prêt à tout (une révolution, c’est à dire une démocratisation de l’économie), puisqu’ils n’ont plus rien à perdre.
« Une révolution éclate lorsque [les] masses décident d'en finir avec des conditions d'existence qui leur semblent insupportables » E.Mandel
- La situation pré-révolutionnaire
« Il y a situation révolutionnaire lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus gouverner normalement, et lorsque ceux d'en bas ne se laissent plus gouverner comme avant » (Lénine)
La situation pré-révolutionnaire, c’est lorsqu’une grande masse de la population se mobilise pour une/des revendication(s), et que plusieurs assemblées générales se sont créées et organisées
au niveau national, voir international, avec élection de conseils. La situation pré-révolutionnaire aboutit soit à la satisfaction des revendications, et donc à la dissolution des
mobilisations et assemblées (mais l’expérience acquise n’est pas perdue !), soit à la révolution. Ainsi, tant que le capitalisme ne sera pas au bout de ses contradictions, les
gouvernements pourront satisfaire les revendications minimales de la population. Mais une fois que les contradictions du capitalisme seront arrivées à leurs paroxysmes, le gouvernement ne
pourra pas céder aux revendications, qui seront pourtant nécessaire à la population qui ne supportera plus les conditions de vie. La population, qui sera organisée et qui n’aura plus rien à
perdre, décidera alors de la Révolution.
- La Révolution
« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » (K.Marx)
Il est difficile de pronostiquer comment risque de se passer la révolution socialiste, il est possible toutefois d’en donner les grands traits.
Dans la future révolution socialiste, la population sera organisée en divers assemblées suite à des revendications. Ne pouvant obtenir ses revendications, elle proclamera ces assemblées comme
seules détentrices de pouvoir, élira un « gouvernement provisoire », et ne reconnaîtra plus le gouvernement institutionnel comme représentatif de la population. Une situation de
double pouvoir naîtra jusqu’à ce que l’un des deux pouvoirs soit vainqueur. Les travailleurs représentent environ 90% de la population (chiffres 2005) . Ils ont un pouvoir énorme entre leurs
mains !
La population prendra alors des mesures révolutionnaires pour assurer la victoire de la révolution parmi lesquels :
Tentative de fraternisation avec les forces de l’ordre et l’armée: que ce soit la révolution russe d'octobre 1917, ou espagnole en 1936, par exemple, une bonne partie de l'armée et des
forces de l'ordre sont passés du côté des révolutionnaires
Armement des travailleurs: par l’intermédiaire des travailleurs en usine d’armement, afin d’assurer la légitime défense de la population.
Réquisition des postes de police/gendarmerie, et bases de l’armée
Réquisition des banques: afin d'éviter les fuites d’argents, et d' abolir la dette publique
Relance des entreprises sous le contrôle des travailleurs (et non plus des capitalistes): Lors des grèves de 1936 en France, les travailleurs ont réquisitionné les usines, et ont relancé
la production, sans qu'aucun patron ne soit à leur tête!
Mise sous arrêt des dirigeants (politique, économique, armée, etc…): En 1871, lors de la Commune de Paris, la population avait pris le pouvoir et instauré un système socialiste. L'erreur
des communards a été de se replier sur eux même, de ne pas avoir mis sous arrêt le gouvernement replié sur Versailles. La conséquence a été dramatique: le gouvernement a envoyé l'armée
pour réprimer dans le sang la révolution communarde. Il faut se méfier même des sociaux-démocrates (appelés aussi sociaux-libéraux, « socialistes ») qui bien souvent se
retournent contre les travailleurs (si ce n'est pas déjà fait!):
« En novembre 1918, une puissante révolution éclata en Allemagne. Pratiquement dans toutes les villes, les ouvriers s'emparèrent du pouvoir, renversant les vieilles structures de
l'Empire de Guillaume II. Sous prétexte de « rétablir l'ordre » et de « marcher légalement vers la socialisation » à travers les élections parlementaires, la droite
social-démocrate maintint en place les restes de l'armée impériale. Elle s'appuya sur celle-ci pour désarmer les ouvriers -au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts, soit dit en
passant. Elle permit la constitution de corps francs pré-fascistes, qui furent les noyaux des futurs SA et SS. Elle prépara ainsi le terrain pour le triomphe final de la contre-révolution
sanglante: la prise de pouvoir par Hitler en 1933. » E.Mandel
- La mondialisation de la révolution
Le risque pour une révolution est de se retrouver isolée, puisque dans ce cas, le pays sera boycotté par les autres, et se retrouvera donc étouffé. Toutefois, il y a de fortes chances pour
que la révolution ait un caractère mondial, du fait de la mondialisation capitaliste qui tend à créer les mêmes conditions de vie pour les travailleurs du monde entier, par exemple, du fait
du dumping social qui tend à uniformiser les salaires, en les tirants vers le bas .
L'internationalisme étant un des principes de l'anticapitalisme, les partis anti-capitaliste sont généralement regroupé dans une internationale.
3° Partie: Le rôle du militant
« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde : il s'agit maintenant de le transformer »
Un militant révolutionnaire est un « révolutionnaire précoce », qui refuse les injustices créées par le système capitaliste, avant même que ce système n’est créé des conditions
insupportables de vie pour la plupart. Lors d’une lutte où des revendications cruciales ne seraient pas satisfaites, beaucoup deviendront révolutionnaires.
Pour être militant, il faut avant tout être en accord politique avec l'organisation et ses statuts (fonctionnement de l'organisation).
- Le rôle du militant au sein de l'organisation:
Participer à la vie de l'organisation:
- en participant régulièrement aux réunions, assemblées, congrès
- en diffusant des tracts, le journal de l'organisation, en faisant de l'affichage
- en payant régulièrement sa cotisation
- en recherchant des militants, pour qu'un maximum d'organes démocratiques (Assemblées et conseils élus et révocables) puisse être créé avant la révolution
- en répandant l'organisation, en s'attachant à créer des sections là où il n'y en a pas
- en prenant des responsabilités (animer une réunion, présenter un sujet d'actu, ...)
- en se cultivant (livres, topos de formation, journal de l'organisation, ...) et en transmettant sa culture (par discussion, présentation de topos, ...)
- Le rôle du militant au sein de la société:
S'investir dans les luttes:
- en créant des mobilisations ou en y participant
- en créant des assemblées démocratiques (ainsi que des conseils élus et révocables) ou en les démocratisant
- en créant des coordinations démocratiques, ou en les démocratisant
- en proposant aux assemblées, après que des revendications cruciales n'aient pas abouties, de ne plus reconnaître le gouvernement actuel, mais uniquement les nouveaux organes démocratiques
(en d'autres termes, proposer la révolution)
- en proposant des mesures révolutionnaires lors de la révolution (voir topo n°3: Réforme ou révolution)
- s'investir dans les syndicats, en proposant des luttes, en les étendant, en les démocratisant. Lutter contre la bureaucratie, pour la démocratie.
- Comment créer une Assemblée Générale:
Avant de créer une Assemblée Générale (AG), il est important de s’entourer de personnes qui luttent pour la même revendication en créant un collectif.
Pour cela, il faut fixer un rendez vous dans un lieu pratique, en le communiquant par voie d’affichage (et de tracts) avec coordonnées (adresse e-mail
« revendication »@ « domaine »)
Après avoir créé un collectif, il faut organiser l’AG, en trouvant tout d’abord un lieu de réunion, assez grand si beaucoup de personnes peuvent être concernées (il est arrivé pendant des
mobilisations qu'un stade serve d'assemblée!), puis en informant par voie d’affichage/de tracts.
- LES DIFFERENTS ELEMENT D'UNE AG
L’animateur : Il lance le débat en introduisant les différents points à l'ordre du jour et distribue la parole. Il doit être à l'écoute des attentes de l'AG (énervement, confusion,
enthousiasme, longueur...) et rythmer le déroulement de celle-ci. Sa fonction la plus difficile est d'essayer tout au long de l'AG de récapituler les différents points de vue et de
formuler des propositions qui prennent en compte les paroles dites en AG. Quand cela est nécessaire, il doit aussi formuler des propositions de vote claires sur certains problèmes
soulevés en AG. Pour éviter que ce soit ceux qui crient le plus fort qui parlent tout le temps et imposent leur point de vue, on peut organiser un tour de parole : le coordinateur inscrit
sur une feuille les gens qui désirent intervenir. Il distribue ensuite la parole dans l'ordre des inscrits.
L'ordre du jour : Afin que l'Assemblée Générale soit bien organisée, il est utile de proposer un ordre du jour qui soit discuté et qui convienne à tous. Il peut aussi être utile, quand
cela est possible, d'adopter un OJ en avance (une semaine par exemple).
L'assemblée en elle-même : Une assemblée est toujours longue et prendre des décisions collectives suppose une attention et une participation de chacun. C'est une chose que l'on ne
pratique pas couramment car on nous apprend surtout à penser individuellement et pas collectivement. Les débuts sont souvent chaotiques.
Les votes : La tentation de voter à tour de bras est souvent forte. La démocratie ne réside pas dans le vote, mais dans la participation de chacun à l'élaboration des problèmes que l'on
juge importants. Alors voter, oui, mais pas sur n'importe quoi. La façon dont on pose les problèmes détermine généralement l'issue d'un vote. Soyez donc attentifs aux questions soumises
au vote.
Créer une assemblée générale n'est pas chose facile, mais comme c'est en essayant qu'on apprend, il ne faudrait pas « rester sur un échec » si celui ci a lieu, mais plutôt essayer
de comprendre les raisons de cet échec.
Il sera utile par la suite de faire élire un conseil qui dirigera le mouvement (animer les AG, organiser la réalisation de tracts, etc…). Conseil qui doit pouvoir être révocable à tout
moment. Le Conseil prendra les décisions courantes, et proposera au vote à l’AG les décisions importantes. Les organes ainsi créés (AG, conseils, coordination) seront potentiellement les
organes démocratiques de la révolution, si révolution il y a…
"L'utopie est un rêve qui PARAIT irréalisable" (utopy)
"RESISTER EST UN VERBE QUI SE CONJUGE AU PRESENT" (Lucie Aubrac)
"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, ou que ce soit dans le monde, c'est la plus belle qualité
d'un révolutionnaire." (Che Guevara)
" Les révolutions ne sont pas artificiellement déclenchées par de méchants révolutionnaires. Elles éclatent, comme de véritables forces de la nature, lorsque les contradictions économiques,
sociales, et/ou politiques sont devenues incompressibles et incontrôlables par les tenants du pouvoir" (E. Mandel)
"Une révolution éclate lorsque [les] masses décident d'en finir avec les conditions d'existence qui leur semblent insupportables" (E.Mandel)
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs" (Robespierre)
"Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !"
"Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne sera pas partagé par tous" (Louise Michel)
"Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" (Victor hugo)
"La Liberté c'est toujours la Liberté de celui qui pense autrement" (Rosa Luxembourg)
"L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes" (K.Marx)